PRESENTATION DE LA COMMUNE

ABONDANT est une commune du Département de l’Eure-et-Loir, située à l’est de la vallée de l’Eure, à 7 kms au Nord Est de Dreux qui est sa Sous-Préfecture.

Administrativement, elle dépend de l’arrondissement de Dreux et du Canton d’Anet.

Le territoire communal est situé sur le plateau drouais, dominant la Vallée de l’Eure à une altitude moyenne de 136 mètres. Le point le plus bas se situe dans la vallée à 70 mètres et le point le plus haut à 138 mètres aux Loges.

La bordure Est de la commune est définie par la crête des contreforts de la Vallée de l’Eure, avec tout de même une partie au bord de rivière sur 600 mètres, au lieu-dit " LA PANTOUFLE ", dont l’origine du nom correspond à la forme d’une île située à cet endroit, qui ressemble à une pantoufle. Ce hameau partagé avec la commune de Montreuil possède 7 maisons sur notre commune.

La superficie de la Commune est de 3.480 hectares.

La Commune d’Abondant est dominée par la présence de la forêt, qui représente 2.169 hectares, soit 63% du territoire. C’est aussi un haut lieu pour la faune, la flore et la chasse. Cette forêt domaniale est presque essentiellement constituée de feuillus : charmes, chênes, hêtres, érables, bouleaux … et depuis quelques années, on y trouve des pins plantés par l’O.N.F.

En dehors de la forêt, le reste du territoire communal est partagé entre les zones agricoles et les zones urbanisées. Ces dernières comprennent le bourg principal et plusieurs hameaux

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SA POPULATION

Au 13ème siècle, il est signalé 76 paroissiens, en 1759 : 255 communiants

Le recensement de 1826 donne 1217 habitants. Puis en 1860 : 933, dû au retrait du hameau des Vieilles Ventes.

Cette population continuera à décroître légèrement jusqu’aux années 1936. L’examen des recensements permet de constater que la population d’Abondant croît régulièrement depuis 1936 :

ANNEE 1936 1946 1954 1962
Nbre hab. 616 728 747 751
1968 1975 1982 1990 1999
815 1016 1322 1494 1770

Le développement est dû à des mouvements naturels de migrations. Une population quitte Paris et sa Couronne pour s’implanter dans la proche province. Pour Abondant, les nouveaux sont plus nombreux que ceux qui quittent la commune d’où un solde migratoire très nettement positif. Ce développement est dû également au fait que cette nouvelle population est jeune et en âge de concevoir des enfants.

Au cours des années 90, le déficit naturel a été compensé par des arrivées de population. Par ailleurs, l’excédent des entrées sur les sorties de population est de 428 personnes.

La proportion des personnes âgées est un peu plus forte que dans le reste du département. Les plus de 75 ans représentent 9,4% de la population. Par contre, les moins des 20 ans représentent 27,8%, ce qui est supérieur à la moyenne du département.

ABONDANT : SES HAMEAUX, LIEUX-DITS …

Le principal des hameaux est BRISSARD, dont le développement récent fait que le bourg et le hameau ne font plus qu’un.

Les autres hameaux : les Maisons Motier, les Loges, Chaîgnes, sont eux aussi maintenant urbanisés et forment ainsi une deuxième agglomération développée le long des R.D. 303.6 et 303.

ABONDANT

Le nom d’Abondant relève de plusieurs hypothèses mais la plus probable est qu’il est originaire d’ " Abundantia " dont le radical " abunda " désignait au moyen âge une borne, une limite. Ce qui correspond tout à fait au village d’Abondant qui est situé en limite de la forêt domaniale de Dreux, qui n’est qu’une partie subsistante de l’ancienne forêt gauloise dite forêt des Carnutes.

Les différents sites archéologiques relevés sur la commune attestent d’un passé historique important. Nous pouvons relever entre autre le site de Fort Harrouard, dont nous pouvons estimer que ce village date de l’âge de la pierre ou du début de l’âge de bronze.

D’autres sites nous laissent des témoignages essentiels de ce riche passé et qui montrent l’importance d’Abondant à travers les âges. On peut relever le château de la Robertière dont les ruines sont datées de 1162 environ, le magnifique château datant de l’époque de Louis XIII, le pavillon de chasse édifié par le Comte d’Eu en 1756, sans oublier l’église qui date du XVème siècle.

LA BIBLIOTHEQUE

Elle fut construite en 1882-1883 et son inauguration eut lieu à la Sainte Barbe en 1883.

Sur le même terrain qui auparavant appartenait à la Fabrique (conseil veillant à l’administration des biens paroissiaux) et fut cédé à la commune en 1874. En 1875-1876 l’école des garçons avait été construite. Puis ce fut l’installation de la mairie, à laquelle fut adjoint le logement de l’instituteur. Elle coûta 30.840 Francs de l’époque. Elle est maintenant destinée à la bibliothèque.

LE CHATEAU D’ABONDANT

A la mort de Robespierre, Madame de Tourzel et sa fille avaient échappé comme par miracle à l’échafaud.

L’ancienne gouvernante des enfants de France reçut l’ordre de se retirer dans sa terre d’ABONDANT où elle sera encore considérée un peu comme une prisonnière. On peut dire que sa présence continuelle durant la terreur a sauvé ABONDANT du pillage et de la confiscation.

Dès les premiers jours de la restauration, le roi Louis XVIII avait attaché à la personne de la dauphine Mademoiselle Pauline de Tourzel, devenue la duchesse de Béarne, et octroyé à sa mère le titre de duchesse. L’ancienne gouvernante des enfants de France s’éteignit le 15 mai 1832, et son corps fut transporté à ABONDANT et inhumé dans l’église du village. Son fils étant mort en 1815, le dernier Duc de Tourzel fut son petit fils, Olivier, marié à Mademoiselle de Crussol d’Uzis. Le château d’ABONDANT a passé ensuite par succession à la duchesse de Vallambrosa et à la comtesse Lafon.

Ce château d’Abondant fut construit au 16ème siècle, les deux ailes ajoutées vers 1750.

L’allée du château appartenait aux châtelains d’Abondant. Elle fut tracée, paraît-il, par Louis François du Bouchet, Marquis de Sourches, Chevalier de l’Ordre du Roi, afin de relier Abondant à la Route Royale de Versailles-Paris (actuelle RN12).

Au bout de cette Allée du Château, existe le " Bois du Rond " bien que sa forme soit plutôt un trapèze. Ce nom de " Rond " viendrait de ce que le dit Marquis sortait chaque jour plusieurs de ses chevaux jusqu’à ce bois où il tournait, faisait un grand cercle toujours à la même place ! Ce bois a été acheté par la commune en 1987 et est actuellement en cours d’exploitation.

A l’opposé et dans l’alignement de l’allée et du château, la route en forêt CD147.2 vers Saint Georges Motel est toujours appelée par les anciens Route du Marquis, sans doute en souvenir de ce même Marquis du Bouchet de Sourches. EN SAVOIR PLUS

L’EGLISE

Au 12ème siècle, notre village était déjà doté d’une église. Il en est fait mention dans une charte entre les chanoines de Saint Etienne de Dreux et les religieuses de Notre Dame du Bec. L’église actuelle fut construite au 16ème siècle et dédiée à Saint Pierre. On trouve, en effet, dans les registres paroissiaux que la maçonnerie fut commencée en 1516, la charpente levée en 1528. L’an 1545 fut levé le clocher sur la tour et l’an 1547 le 10ème jour de Mai fut levée la croix sur le clocher. Ce fut cette même année que François 1er mourut en son château de Rambouillet. Ce clocher fut, paraît-il, le plus beau du Diocèse. Il avait 190 pieds de haut, soit environ 60 mètres, ce qui explique sans doute, l’importance de la tour toujours en place. La charpente de ce clocher fut incendiée par la foudre dans la nuit du 15 au 16 Janvier 1739 et fut reconstruite à l’économie et achevée qu’en 1758. Deux chapelles furent adjointes à cet édifice, l’une à la base de la tour du clocher en 1846 par Madame la Duchesse des Cars, à la mémoire des familles de Tourzel et des Cars. C’est la chapelle Saint Louis ou la chapelle du Château. L’autre, à gauche de l’entrée, fut construite en 1863 par l’Abbé Louis Besnard, curé de Droué puis Epernon, natif d’Abondant. Jusqu’en 1880, le cimetière était près de l’église. Sur la place actuelle entre l’église et la place Dauphine, il y avait une mare qui ne fut bouchée que dans les années 1955.

La dernière restauration (vitraux, boiseries, peintures, rejointement des soubassements et reprise des gouitières) remonte à 2001 EN SAVOIR PLUS

LA PLACE DAUPHINE

Doit son nom à l’implantation d’arbres en 1729 en l’honneur de la naissance du Dauphin, fils de Louis XV et de Marie Leczinska. Cette place appartenant à la chatellerie d’Abondant fut donnée le 10 Avril 1740 par Monseigneur Louis du Bouchet, Marquis de Sourches au Curé d’Abondant. Sur cette place était implantée une grande croix dite également " croix rouge " entourée de 10 ormes. Cette croix fut déposée en 1830 à la suite de différents évènements et rentrée à l’intérieur de l’église où elle existe toujours à droite en entrant dans le sanctuaire.

SA FORET

La forêt domaniale de Dreux couvre une superficie de 3283 hectares. Elle est située au Nord du Département de l’Eure-et-Loir, sur un plateau d’une altitude moyenne de 130 mètres, limité par la Vallée de l’Eure.

A l’époque gauloise, ce massif était appelé forêt de Crothais (mot celtique signifiant caverne) dont le village de Croth tout proche a conservé le souvenir.

Jusqu’au XVIème siècle, la forêt releva tantôt du domaine royal, tantôt de la Maison de Dreux.

Propriété d’Henri II en 1556, elle passa aux familles de Soissons, Vendôme, Condé, Maine et Penthièvre. Confisquée en 1793, elle fut remise à la famille d’Orléans sous la Restauration, puis incorporée au domaine de l’Etat en 1852.

Rendue à la famille d’Orléans en 1872, elle fut vendue à l’Etat (Ministère de la Guerre) en 1917 ; à cette époque, tous les arbres de plus de 20 centimètres de diamètre, à quelques exceptions près, furent exploités pour les besoins de la Défense Nationale. En 1919, elle fut affectée à l’Administration des Eaux et Forêts à laquelle succéda l’Office National des Forêts en 1966.

L’objectif de l’.O.N.F à long terme est d’obtenir sur 94% de la surface, une futaie feuillue, surtout de chênes, mais où le hêtre, le merisier, le cormier, l’alisier, le charme et le bouleau seront bien représentés. Les résineux sur les 6% restants seront limités aux sols qui ne sont pas aptes à la production des feuillus.

Les coupes prévues produiront environ 7500 M3 de bois par an. Les coupes d’amélioration permettront de sélectionner et de mieux faire pousser les beaux arbres en leur faisant de la place. Les coupes de régénération sont effectuées lorsque le peuplement est mûr.

Le fourré qui va apparaître alors constituera un abri de choix pour la faune qui y trouvera également de la nourriture (herbe, baies sauvages …).

Traditionnellement chassée à courre, la forêt fut percée à cet effet au début du XVIIIème siècle d’un remarquable réseau de routes et d’allées en étoile, dont les principales convergent vers l’élégant pavillon octogonal, bâti en 1756 par le Comte d’Eu. La chasse pratiquée à tir est aussi nécessaire pour maintenir le gibier à une densité qui permette la croissance des semis et des plantations.

Ces magnifiques carrefours, ajoutés à des peuplements variés et ombragés, incitent à la promenade et offrent de nos jours aux citadins de vastes zones de repos.

Des aires d’accueil sont aménagées pour le public et 37 kms de routes forestières sont ouvertes à la circulation publique.

La faune est nombreuse. On peut y rencontrer des cerfs, chevreuils, sangliers, lièvres, lapins, écureuils, blaireaux, renards et des petits carnivores comme la martre, la fouine, le putois, la belette.

On peut y admirer de nombreux oiseaux comme le pigeon ramier, le faisan, la bécasse, la buse, la bondrée apivore , l’épervier mais également de nombreux passereaux et des pies. S’y abritent aussi des rapaces nocturnes.

Un projet de classement de la Forêt de Dreux en forêt de classement est en cours qui permettra de protéger ce massif péri-urbain. Cette procédure aboutira par un décret en conseil d’état public au journal officiel. Ce statut lui conférera une protection plus forte que le code forestier habituel. Les avantages sont nombreux : les règles de production de bois peuvent se poursuivre par l’O.N.F., ce poumon vert est gardé dans toute son intégralité et le grignotage en lisière ne pourra plus se faire, ni la construction d’un axe routier au travers du massif.

BRISSARD

Peut être considéré comme un quartier de la commune puisque les deux agglomérations se touchent, du fait des constructions nouvelles.

Le premier nom connu est " BORESSARTUS ", abréviation de BOSCUS ESSARTUS (bois essarté, défriché). En 1301, on trouve le nom de BRISSARD, fief dépendant de l’alleu des Ormeaux (Osmeaux), rattaché à la paroisse d’Abondant.

Un endroit de la plaine, près de Brissard a conservé l’appellation de " Porte du Fort " ce qui indiquerait qu’à une époque reculée, il y aurait eu là, un poste avancé du Château d’Abondant (château fortifié donc).

Le livre terrier de Brissard fait mention également de quatre hameaux que nous ne retrouvons plus maintenant : le Moulin à Vent, la Poterie, la Féreterie, les Bruières.

Brissard était un pays de potiers, de tuiliers, et briquetiers, toutes ces fabrications étant réalisées avec l’argile tiré des environs immédiats.

LA BOURGEOISERIE

C’était une ferme aujourd’hui disparue, entre Chaignes et les Loges. Il en est fait état dans un document de 1685 ainsi qu’au recensement de 1856.

LES BOCHETTERIES

Nom d’une petite ferme située derrière les Maisons Motier vers la forêt.

CHAIGNES

On retrouve le nom de ce hameau sur un bail de 1500 orthographié CHAHEIGNES. Selon certains, le nom primitif de cet ancien fief seigneurial situé près des Loges, indique que c’était le lieu où s’exerçait la justice du Seigneur, car venant du vieux mot Chaagnan – Chaignon par lequel on désignait au Moyen Age la corde attachée au cou d’un pendu. Pour d’autres, cela viendrait plutôt du chêne qui pouvait s’écrire chaisne, chèsne ou chaine.

LE COQ FLEURI

Petit lotissement récent, le nom provient de chantier probablement appelé ainsi du fait de la mauvaise qualité des sols où la plante poussant le mieux était le coquelicot (coq en langage populaire).

LA CROIX DE BEAULIEU

Cette croix aujourd’hui disparue était implantée dans la pointe reliant les routes d’Abondant à Bû (CD 147) et Bû – Brissard – Dreux (CD 21.4). De Beaulieu sur la commune voisine de Bû, il ne reste que le bois sur la droite en allant à ce village. Mais dans les temps anciens, il y avait une ferme.

LA CROIX DU BOUT DE VILLE

En l’an 1866, le 22 Novembre, Monsieur le Maire donne lecture au Conseil d’une lettre de Monsieur le Duc des Cars en date du 21 Novembre dans laquelle il est dit que Madame la Duchesse des Cars désire ériger au Bout de Ville d’Abondant une croix en granit à la mémoire de M. et Mme le Marquis de Tourzel, la Duchesse de Tourzel, le Duc de Tourzel, le Vicomte Jean des Cars, le Duc de Blacas.

Le Conseil considérant que l’emplacement choisi pour l’érection de la croix dont il sagit est le carrefour du Bout de vIlle où se trouve une ancienne croix en vétusté et que la circulation ne peut en aucune façon être entravée par ce projet,

considérant aussi à l’égard de l’inscription des noms qui doivent être gravés sur le socle de la croix, que cette inscription est mise comme marques de pieux souvenirs en faveur de plusieurs membres de la famille de Madame la Duchesse des Cars née Tourzel, famille qui a constamment donné à la Commune d’Abondant des preuves de sa bienfaisance et des témoignages de son bienveillant intérêt.

Pour ces motifs, le Conseil Municipal à l’unanimité, déclare s’associer au projet de Mme la Duchesse des Cars et lui donne son approbation pleine et entière.

LA CROIX DES PELERINS

N’existe plus. Etait située au haut de la côte des Osmeaux, carrefour important à l’époque où l’on ne marchait qu’à pied et où il y avait peu de ponts. On passait l’Eure à gué vers Fermaincourt et remontait venant de Dreux vers Brissard. La tradition orale dit que le clergé et les fidèles accompagnaient en procession jusqu’à cette croix les pèlerins partant vers Saint Jacques de Compostelle ou autres lieux de pèlerinage.

LA CROIX ROUGE

Située au croisement de la Route d’Abondant à Anet et Abondant aux Maisons Motier, nous ne connaissons pas l’origine de ce calvaire. Sans doute, croix édifiée en souvenir d’une mission, mais également croix de Rogation (les rogations étant les trois jours précédant la fête de l’ascension : le premier consacré aux foins, le second à la moisson, le troisième aux vendanges).

LA CROIX DE LA TASSE

La Croix de la Tasse dresse sa haute colonne de grès au centre du Carrefour de la Tasse (" Tasse " signifie bouquet d’arbres) en bordure de la route principale de la forêt.

Elle était primitivement édifiée au carrefour du Carré, mais la construction du Pavillon entraîna son déplacement. Déjà en 1688 le Curé d’Abondant procédait à la bénédiction d’une croix de pierre nouvellement construite et plantée dans le Carré par ordre du Roi.

FERMAINCOURT

Seules quatre maisons de ce hameau sont sur le territoire de la commune. L’une d’entre elles aurait été un relais de chasse de Diane de Poitiers, le sous-sol est truffé de caves et souterrains taillés dans la craie.

LES GRES

Ce petit hameau (deux maisons) situé au Nord de celui de Chaignes, doit son nom aux carrières de grès qu’on trouvait et qui ont servi à construire l’église d’Abondant. Dès 1600, nous trouvons " Denys Mailliard, demeurant aux Grès, paroisse d’Abondant ". En 1697, la ferme et métairie des Grez étaient louées par les commissaires de l’Hôtel Dieu de Dreux.

LA HALERIE

Hameau disparu entre les Loges et les Maisons Motier.

LES LOGES

Au Moyen Age, on appelait " Logia ", le Logis, le manse seigneurial autour duquel vinrent successivement se grouper les colons. Robert des Loges était Seigneur au XIIème siècle. Il donna sa terre aux moines de Saint Père de Chartres avec la maison qu’il s’était réservée.

LES MAISONS MOTIER

La peste noire au XIVème siècle, la misère causée par la guerre de Cent ans provoquent une forte diminution de la population et par conséquent un ralentissement de l’exploitation des forêts. Un gros effort de défrichement semble être entrepris à partir de l’an 1500. En 1510. Jehan Mothier s’installe à CHAIGNE et non plus à Brissart. Son petit domaine va prendre le nom de son propriétaire : on l’appela la Maison Mothier, puis les Maisons Mothier.

MOULINCOURT

Autrefois " Mollaincourt " ou la Ferme du Moulin. C’est encore aujourd’hui une ferme, mais elle a perdu son moulin.

Nous trouvons en 1606, " Jehan PARIS, demeurant à Mollaincourt paroisse d’Abondant ". Cette ferme appartenait aux réligieux de l’Abbaye du Breuil Benoist (Commune de Marcilly sur Eure).

Il existe encore à la ferme de Moulincourt les restes de la chapelle que desservaient les moines du Breuil Benoist. Le chemin qui y conduit et une partie de la plaine longeant cette sente portent toujours le nom de " Sente aux Moines ".

LE PAVILLON DU CARRE

Au principal carrefour de la forêt s’élève le Pavillon du Carré, élégante construction octogonale en brique et pierre, couronnée d’une balustrade, couverte d’un toit en terrasse, au centre d’un tertre gazonné.

Il a été bâti en 1756 pour Monsieur le Comte d’Eu. En 1881, le Duc d’Aumale, dans un but louable de sauvegarde, fit enlever les admirables boiseries sculptées de la salle du rez-de- chaussée. Elles furent remontées dans un salon octogone spécialement construit dans le Parc de Chantilly.

Pendant la guerre de 1914-1918, le Pavillon eut fort à souffrir du voisinage des troupes canadiennes qui exploitaient la forêt. C’est alors que disparurent les derniers vases de pierre placés aux angles de la balustrade.

Très délabrée, la construction menaçait ruine. En 1972, grâce à des crédits exceptionnels, l’ensemble fut sauvé par une restauration complète.

LA PINSONNERIE

Là, également, ne reste qu’un petit bois face à l’embranchement du chemin de Moulincourt. Mais à l’origine, y existait une ferme ou un hameau. En 1596 est mentionné " Aymon Gaudouin, laboureur, demeurant à la Pinsonnerie, paroisse d’Abondant ".

SAINT MARC

Ancien petit ermitage en forêt, à environ 500 mètres des 10 routes ou Poteau du Beau Chêne (rond point sur la route d’Abondant à Anet CD 147).

La maison et les bâtiments vétustes ont été démolis par l’administration des eaux et forêts au début des années 1980.